Bail commercial Extension volontaire du statut Conséquences sur le défaut d’immatriculation
Un bail est signé qui comporte des dispositions propres aux baux commerciaux (durée de neuf années, révision triennale, interdiction de céder le bail sauf au profit du successeur dans la même activité).
Or le locataire n’était pas commerçant et était autorisé à utiliser les lieux uniquement pour la pratique d’activités sportives et de culture physique.
La cour d’appel déduit de ce qui précède que :
- La signature d’un tel bail caractérise la volonté des parties d’étendre le statut des baux commerciaux à la situation en cause puisque ce contrat était par nature un contrat civil.
- Dès lors que le bail n’était commercial que par la volonté des parties « qui avaient choisi ce statut en toute connaissance de cause, l’absence d’immatriculation du preneur au jour de la délivrance du congé n’était d’aucune conséquence et que l’acte du 20 août 2002, portant rétractation pour ce motif de l’offre de renouvellement, devait être déclaré nul »
En effet, le bailleur avait d’abord donné un congé avec offre de renouvellement puis prétextant découvrir l’absence d’immatriculation du preneur au registre du commerce, avait ensuite rétracté son offre.
La cour de cassation (2008/12/09/ 3ème civile N° 07/19220) entérine cette analyse de la cour d’appel.
Il en résulte que la rétractation de congé ayant été déclarée nulle, le bail s’est trouvé renouvelé aux clauses et conditions du bail initial.
Cet arrêt démontre bien la nécessité de bien appréhender les dangers que comporte l’extension volontaire du statut des baux commerciaux ; que cette extension résulte d’un choix délibéré ou de l’utilisation imprudente de formulaires, établis pour les baux commerciaux, à l’usage de situations qui ne relèvent pas de ce statut.
www.cabinet-perrault.com

14/05/2009 à 7:18 pm
je n’ai pas réussi à trouver le texte de l’arrêt de la 3ème chambre de la cour de cassation qui va tout à fait dans le sens du précédent arrêt, de la même chambre, du 30 mai 2006.
Je remercie beaucoup le cabinet PERRAULT d’avoir mis ce dernier arrêt sur internet car, victime d’un bailleur de mauvaise foi, je suis en procédure depuis 5 ans et je vais pouvoir gagner devant la Cour d’appel.
Encore un grand merci.